Les avions Blériot page 2

 

 

Blériot V

En fin de cette année 1906, Louis Blériot décide de faire cavalier seul et se sépare de son associé Gabriel Voisin . Sans perde de temps, en janvier 1907, Blériot sort de ses ateliers un monoplan canard, se sera le 5ème du nom. De petite taille et plus léger que ses précédantes machines. IL sera revêtu de papier verni. Il est essayé sur le terrain de Bagatelle fin mars. Abîmé au décollage, il subira quelques modifications. Un mois plus tard, de grandes dérives apparaissent sur cette version. Le 5 avril premier bon à quelques centimètres du sol. Un manche unique apparaît pour la profondeur et la direction. Il supprime la dérive avant ainsi que l'entoilage sur la structure avant du fuselage. Gêné par le vent un bon de 4 à 5 mètre fut obtenu le 8 avril ,l'appareil fut détruit le 19 du même mois.

Blériot VI

En juin, poussé par son mécanicien pilote des numéro III et IV Louis Peyret, Blériot construit un modèle monoplan à ailes tandem. Il sera baptisé " la Libellule " ou Blériot VI. Les essais à Bagatelle révèlent que ce modèle est stable, mais il laisse apparaître quelques défauts. Après avoir changé le radiateur de place, qui se trouvait au dessous du fuselage comme pour le N° V , ce dernier sera placé devant le moteur et l'arbre d'hélice fut raccourci, ainsi que le fuselage. Malgré ces modifications, l'appareil ne pu prendre son essor. La queue du VI fut rallongée, les essais reprirent sur le terrain de manœuvre d'Issi-les-Moulineaux. Ce sera le 11 juillet, qu'un vol de 25 à 30 mètres à 2 mètres d'altitude fut réalisé. Les jours suivants: 80,120, et 150 mètres. Le 6 août, Blériot réussit un vol de 143 mètres à 12 mètres au-dessus du sol. Le pilotage se faisait par le déplacement du siège . Le vol se termina par la chute du tandem.

 

Quelques variantes du N° VI

Blériot VII

Les mois suivant, Blériot construit le septième modèle d'une nouvelle forme plus effilée et avec un moteur Antoinette de 50 CV entraînant une hélice à quatre pales. Les surfaces arrières sont encore de grande taille mais cette fois, on contrôle la stabilité latérale et longitudinale. Les essais du 5 et 6 novembre laissent apparaître une faiblesse du train d'atterrissage . Après modification, la base du train, que l'on trouvera sur le Blériot XI de 1909 ainsi que sur tous les modèles de différents types d'aéroplane jusqu'en 1920, est conçut pour que les roues se trouvent automatiquement dabs la trajectoire de l'appareil au décollage et à l'atterrissage. Le Blériot VII fera de beau vol de 500 mètres à une vitesse de 90 Km/h. Il sera endommagé dans son hangar.

Quelques variantes du N° VII

Blériot VIII

Sauvé par la cabane du VII , tous ces modèles seront équipé ainsi. En février 1908, le VIII est abandonné après de court essais de avril à mai. Ce modèle était équipé d'un moteur Antoinette de 50 CV , le fuselage était entoilé en papier vernis et à faible incidence d'aile.

En juin 1908, le VIII est repris mais cette fois si le fuselage est partiellement entoilé et la voilure à une forte incidence. Des vols de 400 à 700 mètres en ligne droite sont réalisés à Issy-les-Moulineaux. En juillet des ailerons apparaissent sur les bords de fuite commandés par le manche . Blériot gagne enfin le 2ème prix des 200 mètres . De nombreux vols sont réalisés avec des virages (donc un vol de 8 minutes ). Après d'autres modifications : le fuselage raccourci et les ailerons de bord de fuite sont remplacés par des parties pivotantes en bout d'ailes. Le 31 octobre ,un fabuleux vol de 14 Km est réalisé , de Toury à Artenay . Le 24 novembre l'avion est détruit.